29 juillet 2013 - 19:30
Dans le mois béni de Ramadan : la solidarité sociale palestinienne à son comble

La solidarité sociale est une des caractéristiques confirmées des Palestiniens, surtout pendant le mois béni de Ramadan. La solidarité sociale est même un des piliers de la cohésion sociale palestinienne. La solidarité est là pour alléger les souffrances des gens défavorisés de la société palestinienne, en particulier en temps de crise.

ABNA: Les bonnes habitudes pratiquées par les Palestiniens, pendant le mois béni de Ramadan, sont à l’image de l’âme généreuse du peuple palestinien. Les bonnes œuvres des Palestiniens sont à l’image d’une société unie, une société qui cherche la satisfaction de son Seigneur.Un salaire sacrifiéLe médecin Hassan refuse de donner beaucoup de renseignements sur lui, ne voulant trop se montrer, être hypocrite, ostentatoire. En fait, avec la moitié de son salaire, il envoie des colis alimentaires à des familles dans le besoin, à une heure de la nuit, en cachette, toujours pour ne pas se montrer.Le médecin Hassan n’est pas une exception dans cette société qui se montre unie face au blocus sioniste, face aux crises économiques, face aux temps difficiles.Des histoires formidables ressortent des archives du peuple palestinien, de ces commerçants et des gens aisés qui dépensent sans compter pour assurer le minimum à des familles dans le besoin, à des orphelins, à des veuves.Ce ne sont pas seulement les personnes aisées qui s’y mettent, mais tout le monde, dit un bienfaiteur qui ne veut se montrer lui aussi.Dans notre société, les habitants d’un quartier ne peuvent pas voir un de leurs voisins dormir sans manger, en particulier en ce mois béni de Ramadan.La zakatAymen Youssef est un chercheur en économie. Il est content de voir ce phénomène de solidarité sociale prendre tous son sens pendant le mois béni de Ramadan. Elle participe beaucoup à l’atténuation des effets de la crise économique qui frappe surtout les familles nécessiteuses qui cachent leur besoin et leurs souffrances, question de fierté. En ce petit laps de temps, les trente jours du mois béni de Ramadan, beaucoup d’argent circule, dit le chercheur.En ce mois béni, la plupart des fidèles ont l’habitude de payer leur zakat. En ce mois, les fidèles font beaucoup d’aumônes, ils ont beaucoup d’initiatives de charité. Et les fidèles finissent leur mois béni par la zakat al-Fitr. Tous ces fonds sont une participation non négligeable au soulagement des souffrances des pauvres, des défavorisés, des nécessiteux, ajoute-t-il.Nouveau phénomèneLe mois béni de Ramadan de cette année porte un nouveau phénomène intéressant, dit-il. En fait, des groupes de jeunes, sur les réseaux sociaux, sur Internet ou dans leurs quartiers, lancent des initiatives afin de venir en aide aux nécessiteux, hors de tout cadre officiel ou associatif.En fin de compte, on est très rassuré de voir ces jeunes palestiniens qui pensent aux autres, qui bâtissent une société encore plus solidaire, Dieu merci.Fin/229